Samedi 30 mai 2009
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14:35
Mademoiselle se promène avec son air de vacances.
Mademoiselle est là : bien campée dans sa robe. Elle se dit : et en plus lundi c’est encore
le paradis, encore du sursis. Mademoiselle
ne résiste pas à la tentation de sauter à pieds joints dans son blog. Vous voulez tout savoir...
Mademoiselle a lu hier soir, un petit article plus léger
qu’insignifiant. Une New Yorkaise y dressait ce que les français étaient. Des Français suffisants, des français "toujours raison", des français qui n'admettaient pas le non. Des français pas
commodes, qui ne parlaient que de ce qu'ils voulaient : des français à la langue bien pendue pour le sexe, l'infidélité, le loyer, et les prix des maisons, mais plus morts que les morts pour la
politique, la religion et l'argent.
A cela Mademoiselle reconnaît que cette américaine est
plutôt dans le vrai (elle réside à Paris depuis 5 ans). Oui, nous n'aimons pas
dire combien nous gagnons, oui nous aimons parler de cul, et oui c'est bien
connu que la politique est capable de foutre en l'air l'ambiance de toute réunion non pas de circonscription mais de n'importe quelle fonction. Pour la religion, Mademoiselle pense que l'ouverture est de facture, autour d'elle pas de rixe pour cette idée fixe.
Mademoiselle a également relevé que la New Yorkaise est
absolument consternée d'entendre à tout bout de champs le "ça va?" d'habitude, sans aucun intérêt porté à la personne concernée.
Au "ça va?" consensuel, entendez toujours la même réponse, et ritournelle : le "ça va" de rigueur! Même si Monsieur veut se pendre au bout de son aspirateur et que Madame ne sait plus comment
parler à son psy pour trouver un sens à sa vie.
Les règles de vie qu'elle
nous dépeint sont assez juste sans comédie ni caricature de
volonté de rupture. Elle a raison. Et oui, nous sommes comme ça, sans tralala, nous ne nous referons pas, avec notre petit air de petit chef expert de la petitesse. Et
pourtant Mademoiselle aime la France, Mademoiselle aime sa baguette et ses petits croissants le matin, le camembert qui pue, le conservatisme de tout à chacun, la mauvaise foi et l'esprit de
contradiction toujours plus perceptibles. Nous sommes des drôles de gaulois avec tous nos desideratas. Et à cela, Mademoiselle revendique nos particularités face à une mondialisation de l'uniformisation qui n'a de cesse de gommer nos différences sans mauvaise conscience.
Mademoiselle en a fini avec les frenchis et vous donne RDV mardi.
Bon WE , je vous embrasse, bisous (à la mode de chez nous)